Hygiène naturelle infantile : limiter les couches de bébé

C’est possible !

Votre petit bout va bientôt naître ou vous avez accouché il y a peu de temps ? De nombreux changements s’annoncent dans votre vie. Pour ma part, celui qui m’a beaucoup marquée, c’est l’arrivée des couches : budget supplémentaire conséquent, bataille pour le change, petites fesses irritées à nettoyer plusieurs fois par jour… Cela peut en refroidir plus d’un ! Sans compter le moment fatidique de la rentrée scolaire où la couche va devoir tomber… Mais savez-vous qu’il est possible de vivre en utilisant peu, voire pas du tout de couches ? J’ai élevé mes deux enfants grâce à l’hygiène naturelle infantile et je vous explique dans ce nouvel article comment je m’y suis prise, malgré un mode de vie avec horaires, travail et mode de garde. Vous pouvez essayer vous aussi !

 

Pourquoi vouloir pratiquer l’hygiène naturelle infantile ?

 

Dans notre quotidien de parents, les couches semblent vous faire gagner du temps. Pas besoin de surveiller votre bébé à chaque instant, de nettoyer quotidiennement le tapis d’éveil, le sol de la maison ou les draps du lit.

J’ai donc commencé à élever ma première fille avec des couches jetables et quelques couches lavables. Très vite, les poubelles se sont remplies, donnant deux à trois fois plus de déchets qu’avant l’arrivée de bébé. Et comme elle faisait souvent pipi, il fallait changer très régulièrement les couches lavables (et donc gérer les tournées de linge) sous peine de la retrouver avec un érythème fessier.

Au bout de trois mois, j’en ai eu marre. Assez des déchets à n’en plus finir et des poubelles malodorantes. Assez du change interminable et agréable pour personne. Assez de dépenser de l’argent qui pourrait servir davantage à acheter une nourriture plus saine, primordiale pour une mère allaitante et un bébé qui va bientôt découvrir la diversification alimentaire.

C’est alors que je me suis souvenue de mon voyage au Népal durant lequel j’ai pu rencontrer des familles élevant leurs enfants sans couches. Ce n’était pas la première chose que j’avais remarquée mais j’avais tout de même noté cette particularité dans un coin de ma tête. 

Après discussion, une amie m’a prêté un livre sur le sujet. J’ai mis un nom sur cette pratique : l’hygiène naturelle infantile ou HNI. Et si je pouvais tenter l’expérience moi aussi ?

 

Mes premiers pas dans la vie (quasi) sans couches

 

Durant les tétées, j’ai pris le temps d’observer ma fille, de repérer ses mimiques lorsqu’elle était sur le point de faire pipi ou caca. Pour cela, je l’installais les fesses à l’air avec une bassine en dessous, la laissant bien habillée en haut pour ne pas qu’elle ait froid. Au bout de quelques jours, je l’ai portée au-dessus d’un récipient en la maintenant son dos contre mon buste, mes mains sous ses genoux pour les relever. Ainsi, en position physiologique, je lui ai proposé de se soulager car j’estimais que c’était le bon moment pour elle… Et c’était le cas ! Avec le temps, le lâcher prise et un peu d’intuition, j’ai réussi à comprendre son besoin d’élimination. Je venais de franchir mon premier pas en hygiène naturelle infantile. Quelle satisfaction !

Bien sûr, je n’ai pas supprimé de but en blanc toutes les couches de la maison. J’en ai encore utilisé pour ma fille quelque temps pour être sûre de bien repérer ses besoins et pour éviter de devoir nettoyer toute la maison à chaque pipi ou selle.

 

Changer de point de vue dans sa parentalité

 

Petit à petit, nous nous sommes familiarisés avec l’HNI, moi, ma fille et mon conjoint. C’est rentré dans nos habitudes. Il y avait des loupés, mais quand nous étions disponibles, nous retirions les couches de notre fille. Pour ses 5 mois, nous repérions toutes les selles : plus un caca écrasé sur ses fesses ou sa couche ! Quand elle a su s’asseoir, vers 9 mois, nous pouvions l’installer directement sur le pot. Après 18 mois, elle savait nous signaler par un geste ou un mot son envie. Et vers deux ans, elle avait totalement pris conscience de son besoin d’élimination. Sans savoir se retenir complètement, elle savait nous signifier son envie et nous l’accompagnions au besoin sur le pot ou le rehausseur des toilettes.

Avec la reprise du travail aux 5 mois de ma fille, avec une nounou en fin de carrière qui n’avait jamais vu une couche lavable, nous avons réussi à mettre en place l’HNI. En communiquant, en partageant notre vécu, en argumentant le bien-fondé de notre pratique, nous avons pu élever notre enfant en limitant drastiquement les couches. Nous avons réitéré l’expérience avec notre deuxième enfant : un confort inégalé pour elle comme pour nous !

Au premier abord, vous pouvez penser que répondre au besoin d’élimination de votre bébé avec l’hygiène naturelle infantile, vivre sans couches, va vous demander beaucoup de temps et d’énergie. Je suis partie du constat que ce qui me demandait trop dans mon quotidien de maman, c’était la gestion des couches, du change, le choix et l’achat des meilleures protections, etc. J’ai changé de vision en testant l’HNI. Je n’ai pas supprimé ni augmenté ma charge mentale : je l’ai atténuée, en bénéficiant d’un mode de vie plus sain pour toute ma famille. Si la pratique de l’HNI vous intrigue, vous pouvez me laisser vos questions en commentaires.

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